Éditeur en ligne + Mise en page + PDF + ePub

21 janvier 2012

Je voudrais inaugurer une série d’articles autour d’un nouveau projet. Et pour commencer cette série rien ne vaut une petite démo, un prototype.

L’objectif est simple et ambitieux derrière ce prototype : résoudre le plus possible de problèmes rencontrés à la croisée de l’édition papier, web, numérique (ePub).

Beaucoup de personnes, cherchent un outil simple, permettant de faire de l’édition structurée, thèses, livres, documentations… Le problème que l’on rencontre vient principalement du fait que ces documents ont de nombreuses formes, avec à chaque fois des outils et des formats peu communiquant entre eux, voir incompatibles.

L’objectif des chaînes éditoriales vise à corriger ces difficultés en s’appuyant sur un document XML maître, transformé par la suite en différents formats. Mais il faut le reconnaître, c’est bien trop lourd et trop compliqué à utiliser.

Qu’est-que nous aimerions ? Du PDF, du ePub, du web, de la mise en page, du WYSIWYG. Le top serait une application web, ou nous pourrions rédiger des documents complexes, avec une table des matières, des tableaux, des figures, des math… Gérer la mise en page afin que l’on puisse créer un PDF, tel qu’on le voit à l’écran.

L’application étant en ligne, on pourrait imaginer rédiger à plusieurs, demander la participation d’un metteur en page. Et les visiteurs, pourraient ainsi accéder au contenu, soit sous la forme de fichiers (PDF, ePub) soit en ligne, c’est à dire en flux, avec ou sans la mise en page.

Et surtout que cela soit aussi simple à utiliser qu’un bon traitement de texte !!

Ça serait sympa non ? Et bien c’est à portée de main !

Ce que je vais vous présenter est juste un prototype, une expérimentation. On retrouve dans ce prototype les bases que nous espérions. Mode lecture/édition WYSIWYG, paginé ou non, réalisation d’un PDF, avec polices incorporées, pratiquement identique à ce que l’on a à l’écran, et un début de notes de bas de page et de références croisées. Avec bien sûr des figures, des tableaux…

Ce prototype fonctionne uniquement pour l’instant avec Firefox (8+).

Nous allons voir dans cet article comment est créé le PDF.

La réalisation du PDF se fait en imprimant depuis Firefox, dans un fichier, grâce à une imprimante virtuelle installée sur L’OS (par exemple, PDFcreator si on est sur Windows). Ici on a plusieurs solutions, soit côté serveur ou un Firefox un peu spécial est installé pour créer les PDF. Ou, côté client, avec une extension pour Firefox, ou directement en imprimant la page sans les interfaces, où l’utilisateur lui-même configure la sortie.

Firefox définit un format de «papier» et des marges lors de la préparation de l’impression. L’idée est d’avoir le même format que celui qu’on a créé avec notre « éditeur paginé » et de supprimer toutes les marges. Firefox utilise deux types de marges, les unes que l’on peut supprimer depuis l’outil de mise en page, les autres depuis des préférences cachées que l’on peut atteindre en inscrivant “about:config” dans la barre d’adresse. Ces dernières préférences concernent les zones ou les imprimantes ne peuvent pas imprimer “unwriteableMargin”. Il y en a quatre « top, bottom, left, right » qu’il faut donc aussi mettre à zéro pour une impression dans l’imprimante virtuelle. La version serveur ou le plugin gèrent ces paramètres pour nous.

Pour avoir un résultat identique à l’écran, il est nécessaire d’avoir les polices installées sur son propre poste client. Bien sur si on utilise la création du PDF via le serveur c’est sur le serveur que doivent être installées les polices. J’ai utilisé dans cet exemple la police « DejaVu » qu’il vous faudra donc installer, si ce n’est déjà fait, pour créer le PDF côté client.

Le prototype (Firefox uniquement) : http://www.lescomplexes.com/experiences/projectX/

Plugin : http://www.lescomplexes.com/experiences/projectX/download/printTest.xpi

PDF que j’ai pu réaliser : http://www.lescomplexes.com/experiences/projectX/download/test.pdf

Dans un prochain article je m’intéresserai à la méthode utilisée pour la pagination et la relation avec le ePub, pour en faire un format de présentation mais aussi un format d’édition, de rédaction.

Aimeriez-vous que cette application voit le jour ? Seriez-vous prêts à y participer ?

Update : Test de détourage  :)



Forge “Métiers de l’Édition” : interview

16 septembre 2011

Une interview donnée par Chloé Girard au sujet du projet bientôt lancé de Forge “Métiers de l’Édition” :

http://www.framablog.org/index.php/post/2011/09/14/forge-metiers-edition-chloe-girard



Les éditions D-Fiction soutiennent La Poule ou l’Oeuf

19 juin 2011

Ils l’affichent sur leur site : http://www.editions-d-fiction.com/

Nous les en remercions et en sommes fiers car ils s’agit de projets éditoriaux créatifs et aux formes exigeantes, défis intéressants à relever techniquement tout en leur offrant l’interopérabilité de lecture la plus universelle possible.

N’hésitez pas à tester (lire !) leur dernier ouvrage en ePUB :

http://www.editions-d-fiction.com/des-oloe-espaces-elastiques-ou-lire-ou-ecrire/

A voir également : la revue D-Fiction, depuis janvier 2009. http://d-fiction.fr/



Appel aux utilisateurs de La Poule ou l’Oeuf.

13 juin 2011

Merci aux utilisateurs de La Poule ou l’Œuf de bien vouloir nous en faire part par mail ou sur notre forum pour que nous puissions constituer une page “Nos références” sur le site officiel du logiciel.

Nous constatons en effet régulièrement que de nombreux éditeurs, institutions ou associations utilisent le logiciel sans que nous en ayons connaissance. Ces informations sont importantes pour mieux faire connaître et diffuser notre travail.


Merci à vous.



Un article dans Linux Pratique Mai/Juin

11 juin 2011

Une longue entrevue avec Chloé Girard, intitulée La Poule ou l’Œuf, pour l’édition professionnelle de livres papier et électroniques, qui donne une bonne idée du travail, des objectifs et des réalisations du logiciel. Dans la rubrique Bureautique et Entreprise.

Le sommaire :

http://www.linux-pratique.com/index.php/2011/04/22/linux-pratique-n%C2%B065-maijuin-2011-chez-votre-marchand-de-journaux

Pour une visualisation PDF (visualisation et non pas lecture)

http://www.linux-pratique.com/index.php/2011/04/22/linux-pratique-n%C2%B065-maijuin-2011-chez-votre-marchand-de-journaux



Internet et écriture, ENS Paris, 29 avril. Entrée libre.

25 avril 2011

A 17h30, le 29 avril, le mariage princier aura pris fin depuis quelques heures quand commencera enfin à l’ENS Paris la conférence présentée par Chloé Girard et David Dauvergne.

L’entrée est libre.

Intitulée Pratiques lettrées contemporaines: entre terrain et théorie, cette conférence prend place dans le séminaire de recherche Atelier Internet fondé par Eric Guichard (ENS, ENSSIB, CIPH).

Le thème 2011 de cet atelier est “l’internet et l’écriture” et nous y évoquerons en qualité de “travailleurs du web” notre expérience comme penseurs et fabricants d’un outil web destiné à un ordre de discours spécifique : le livre.

Comment la textualité web informe (au sens de “transforme et est transformée par”) notre textualité disons “classique”, mais surtout pour quoi ? Pour quoi au sens de “à quelle fin”. Les transformations de la textualité dans le web ne sont pas induites par des interactions incontrôlées. Nous construisons et orientons chacun de ces outils. Nous façonnons l’avenir du texte et l’exploitation des savoirs. Les outils d’écriture se complexifient car la lecture se complexifie : lecture par des humains aussi bien que par des machines, différents rendus, différentes requêtes, multiplication des sémantiques.

Ce faisant nous retravaillons l’ordre des discours dans ce qu’il est lié aux outils. Ceux-ci se raffinent. Et l’ordre des discours avec eux. Derrière l’écran faussement plat la profondeur de champ est immense.

A nous donc, parmi d’autres sur ce terrain, de rendre de compte de notre expérience de “sujets parlants” de la textualité web et de revoir à l’aune de cette expérience les procédures de l’ordre des discours décrites par Foucault.

Bienvenue donc à tous.

Vendredi 29 avril, 17h30, 45 rue d’Ulm, en salle Henri Cartan (DMA), Paris.



La Poule ou l’Oeuf au salon du livre de Paris. 18 et 21 mars.

12 mars 2011

La Poule ou l’Oeuf sera présente au salon du livre sur le stand de la Ville-de-Paris.

vendredi 18 mars de 11H30 à 12h30 : présentation de l’application et de la notion de chaîne éditoriale

lundi 21 mars de 12h à 13h : rencontre/discussion au tour de la notion de forge “métier du livre”

Texte de présentation de la notion de forge “métiers du livre” : http://editconf.lescomplexes.com/collections/complexes/forge/

Intervenants :
David Dauvergne : développeur de La Poule ou l’Oeuf
François Elie : agrégé de philosophie, président de la forge Adullact pour les collectivités territoriales
Chloé Girard : chargée de projet La Poule ou l’Oeuf, responsable de fabrication papier et électronique, Librairie Droz.



2 professionnels utilisateurs de La Poule ou l’Oeuf

16 janvier 2011

Parmi les nouveaux professionnels utilisateurs de La Poule ou l’Oeuf nous sommes heureux de compter Zebook, éditeur numérique, ainsi que Marco Pietteur éditions, éditions paramédicales. Production de ePUB, gestion des sources…

N’hésitez pas à nous faire également part de votre utilisation de La Poule ou l’Oeuf.



Logiciel libre et éditeurs privés, un avenir d’excellence capitaliste est possible !

2 janvier 2011

Nous étions donc à Ouagadougou à la mi-décembre, dans une bonne chaleur et la convivialité Burkinabé. Mais là n’est pas le plus important. L’une des choses importantes (parmi de nombreuses) a été cette remarque d’un éditeur, européen par ailleurs : “Pour moi le logiciel libre c’est un truc militant, éthique”. Sous entendu, et explicitement formulé ensuite, “ça n’est que…” et “si on n’est pas de la cause je ne vois pas l’intérêt et je doute de l’excellence”.

Alors nous voulons re-dire ici que sous les arguments “éthiques” (que certains, pour ne pas dire beaucoup, assimilent à anti-capitalistes !?) que l’on peut défendre avec le logiciel libre (comme dans d’autres domaines), et dont certains utilisateurs se passent très bien, il y a quelques arguments techniques et économiques qui peuvent intéresser y compris des éditeurs privés :

- leur métier repose aujourd’hui entièrement sur des outils informatiques : rédaction, mise en page, diffusion, distribution, indexation et aujourd’hui exploitation électronique.
- chacun de ces outils est de plus en plus complexe et doit s’articuler avec d’autres outils tout aussi complexes : outils de production entre eux, sites internet, boutiques en ligne, “hubs” divers, entrepôts multiples, supports de lecture électroniques…
- chacun de ces outils évolue à un rythme de plus en plus rapide du fait de l’explosion des modes et supports d’exploitation.
- personne ne sait quels seront les besoins de demain : formats, protocoles d’interaction, supports, etc.

Pour offrir des outils propriétaires d’excellence présentant une telle complexité et une telle évolutivité il faut des entreprises capables de s’offrir leur propre “communauté de développeurs”, c’est-à-dire de nombreux employés. Quelques-unes y parviennent, au prix de licences d’exploitation chères (voire très chères), de mises à jour tout aussi chères ou de centralisme et de publicité débordante. C’est de bonne guerre, il faut bien payer le développement. Mais ces entreprises seules maîtrisent ces outils et leur futur. Dans un présent et un futur qui sont à ce point informatiques il faut bien prendre la mesure de cette centralisation de l’expertise sur les outils.

Le logiciel libre offre, du fait de son code ouvert à tous, une alternative à ce mode de production de logiciel :
Schématiquement, l’expertise de développement est répartie sur un ensemble d’acteurs :
- d’une part un noyau de développeurs portés par des partenaires qui les financent ou par une entreprise qui commercialise leur travail, et/ou un certains nombre de bénévoles (parfois des milliers),
- et d’autre part des développeurs employés d’entreprises clientes du logiciel, qui reversent leurs développement au projet.

Ainsi le logiciel, qui possède sa propre feuille de route, bénéficie de la production externalisée de code répondant spécifiquement aux besoins de ses utilisateurs et qui lui sont reversés (avec ou sans délai). Pensez au navigateur FireFox de Mozilla !
La complexité et l’évolutivité sont réparties sur de nombreux acteurs.

Cette répartition permet, éventuellement, de réduire les coûts pour les utilisateurs mais aussi de leur faire profiter du code et des idées des autres utilisateurs, ainsi de leur regard croisé sur le code..

Conclusion :
Quoi qu’il en soit de l’aspect “éthique” du logiciel libre, celui-ci est AUSSI un mode de production logicielle garant de la complexité (c’est-à-dire de la spécificité) et de l’évolutivité dont nos outils métier ont besoin aujourd’hui.
Leur excellence dépend d’une seule chose : utilisez-les, devenez cette “communauté d’utilisateur”… et influez, si besoin est, sur leur développement, c’est-à-dire participez et payez du développement. Les utilisateurs sont ceux qui connaissent le mieux les besoins.

Quant à l’éthique, inscrite au fronton de chacune de nos mairies, nous espérons qu’elle vous inspirera aussi pour 2011



Édition numérique et chaînes éditoriales libres, Ouagadougou, 18-21 décembre 2010

1 décembre 2010

L’Organisation internationale de la francophonie et l’Alliance internationale des éditeurs indépendants invitent Chloé Girard et David Dauvergne, co-développeurs de La Poule ou l’Oeuf et conseillers en édition électronique, à intervenir lors de deux événements se déroulant à Ouagadougou (Burkina Faso) du 18 au 21 décembre prochain.

Du 18 au 21 : formations de maquettiste aux outils libres de graphisme et à la notion de chaîne éditoriale

Du 18 au 20 décembre : Rencontres sur l’édition numérique, organisées par l’Alliance et dont le programme se trouve à l’adresse suivante : http://www.alliance-editeurs.org/IMG/pdf/Programme_rencontres_numeriques_Ouagadougou.pdf

Chloé Girard et David Dauvergne seront présents durant les 4 jours de ces événements à titre de conseillers en édition électronique et donneront une formation aux chaînes éditoriales libres ainsi qu’une conférence théorique sur cette notion.